
Malgré un cheptel croissant et des ressources herbacées irrégulières, les relations Pastoralisme - Faune sauvage sont complémentaires et convergentes. La concurrence entre espèces domestiques et faune sauvage est négligeable et ne montre pas de signe d’incompatibilité. Bien au contraire, la préoccupation des éleveurs au maintien d’une strate herbacée et ligneuse contribue à l’effort de conservation des habitats. A l’inverse, la mise en défend de zone pastorale au profit d’un soucis environnemental pourrait opposer les intérêts entre le pastoralisme et la conservation.
Malgré un cheptel croissant et des ressources herbacées irrégulières, les relations Pastoralisme - Faune sauvage sont complémentaires et convergentes. La concurrence entre espèces domestiques et faune sauvage est négligeable et ne montre pas de signe d’incompatibilité. Bien au contraire, la préoccupation des éleveurs au maintien d’une strate herbacée et ligneuse contribue à l’effort de conservation des habitats. A l’inverse, la mise en défend de zone pastorale au profit d’un soucis environnemental pourrait opposer les intérêts entre le pastoralisme et la conservation.
Pastoralisme et conservation
Les peuples pasteurs, le bétail et les espèces sauvages ont coexisté pendant des siècles dans les zones dites pastorales et le paysage y a été façonné par les animaux sauvages qui y prospèrent harmonieusement.
Cette coexistence fut basée sur un choix sélectif d’espèces végétales différentes. Mais certaines idéologies influençant les politiques de reconstitution du cheptel ont exacerbé cette coexistence et cet équilibre fragile. L’autorité s’est engagée dans un programme n’adoptant pas des taux de capacité de charge de milieux au détriment de la faune sauvage. Les priorités de l’autorité, à savoir la multiplication des troupeaux et le pastoralisme sont à ses yeux incompatibles avec la conservation et la protection de l’environnement. Alors un véritable acte de guerre illégale contre cette ressource et en particulier contre la faune a été lancé. L’éradication de la faune et l’occupation de ses habitats ont été vivement ressenties.
Toutefois cette situation ne reflète pas une incompatibilité intrinsèque entre l’utilisation de ressources par les sociétés pastorales et la conservation de l’environnement mais résulte simplement de circonstances particulières privilégiant le pastoralisme sans égard pour la protection du milieu naturel et la conservation du capital génétique. Dans l’esprit de ses concepteurs, les zones pastorales étaient pourtant censées offrir un modèle de gestion conjointe et harmonieuse permettant de concilier activités pastorales et conservation. Malheureusement si le premier objectif a été atteint, on n’est pas parvenu à une véritable coexistence des hommes, du bétail et de la faune sauvage.
La complémentarité cheptel domestique et faune sauvage fait partie des interactions existantes au niveau des biocénoses. En effet, le fait que la faune ait disparu dans certaines zones a pu générer un appauvrissement dans la qualité des pâturages. La dissémination de certaines espèces végétales pouvant être dues aux fèces des ongulés sauvages ou de l’avifaune, certaines espèces végétales peuvent par conséquent être amenées à diminuer voire disparaître des régimes alimentaires des cheptels domestiques ce qui peut être synonyme dans certains cas de carences alimentaires donc de maladies. Grâce à ce genre d’information on peut mettre en avant l’importance du rôle joué par la faune sauvage dans le fonctionnement des écosystèmes.
Avantages et inconvénients des systèmes de production du bétail et du gibier sur les parcours semi-arides et arides
source : Chardonnet, 1995
Tout comme la faune sauvage, les animaux d’élevage traditionnel des zones arides sont mieux adaptés aux facteurs stress (sécheresse, maladies animales) et aux variations du milieu que les animaux exotiques d’élevage et les espèces importées. Aujourd’hui, une estimation de la relation entre les densités des populations de bétail et les populations de gibier semble difficile pour l’Afrique de l’Ouest en raison des rares données concernant la faune. Celles ci sont disponibles exclusivement dans une partie des aires protégées. (Hans-U. et al ; 2000) Nous retenons que l’ensemble des populations de grand gibier en Afrique de l’Ouest est aujourd’hui au en déclin tandis que les stocks de bovins, d’ovins et de caprins et camelins augmentent.
Conclusion
Etant donné que conservation et développement économique sont intimement liés et que l’amélioration de l’environnement est considérée comme une pré-condition au développement économique, la conservation active opportuniste de l’utilisation de ressources devrait promouvoir une utilisation plus efficace à partir d’une perspective économiquement et écologiquement rationnelle. Donc, plus que jamais la situation de la faune sauvage au Niger est préoccupante plus que jamais il est urgent de changer le cap et de redonner à cette ressource sa place de précurseur de la domestication et du pastoralisme (Seyni, 2000)
Cela ne peut se faire sans l’engagement de tous : décideurs, techniciens, population. La seule alternative pour un avenir meilleur de notre faune est le développement de la gestion communautaire à travers le farming, et le mulching
Pour se faire, il faut réconcilier la population rurale et la faune sauvage car, au lieu d’être antagonistes, elles sont complémentaires est la faune sauvage est une ressource pouvant apporter sa contribution à la création des infrastructures communautaires si elle est bien gérée, comme l’agriculture, l’élevage etc…









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