
Oryx dammah
L’oryx a semble-t-il disparu de la zone au début des années 80, la dernière observation scientifique ayant été réalisée par John Newby en 1980 dans le massif de l’Aïr au Niger. Cependant, certains nomades nous ont affirmé avoir vu 5 individus en 2005 à l’est du massif de Termit. Cette information reste évidemment à confirmer.
Comme le regretté Pigeon Passager, l’oryx algazelle (Oryx dammah) a totalement disparu à l’état sauvage et cela en l’espace de quelques décennies. Jadis, très répandues dans les steppes et savanes Sahéliennes, les dernières antilopes ont disparu du Tchad et du Niger dans les années 1990.
L’extinction de l’oryx est liée à une combinaison de plusieurs facteurs : une chasse impitoyable menée avec des armes modernes à partir de véhicules 4x4, le braconnage, la sécheresse, la désertification et l’empiètement de leur habitat par la propagation de cultures saisonnières et l’élevage pastorale. Il est incroyable qu’un animal de cette taille puisse disparaître sous le nez des mouvements de conservation. Et il est d’autant plus alarmant que l’ensemble/l’intégralité des animaux du même écosystème sahélo saharien - l’addax, la gazelle dama, la gazelle leptocère, l’autruche et le guépard sahariens - sont sur le point de disparaître aussi.
Bien que l’oryx ait été chassé jusqu’à extinction en Afrique du Nord il y a bien longtemps, des populations importantes étaient présentes dans les pays sub-sahariens comme le Tchad et le Niger jusqu’à la fin des années 1970. Il n’était pas rare de voir des troupeaux de 50 individus, voir même des assemblées de plusieurs centaines de bêtes sur des pâturages frais. L’oryx comme les autres habitants du désert est capable de satisfaire ses besoins en eau par les plantes ingurgitées. Toutefois en saison de pluies, l’antilope boira et migrera très loin à la recherche de pâturages verts. Des petits naissent tous les 8-9 mois et dans une bonne année une femelle peut mettre bas deux fois. Malheureusement en période de sécheresse, les adultes meurent et les jeunes veaux sont abandonnés.
Heureusement, à l’inverse du Pigeon Passager, il existe un certain nombre de troupeaux d’oryx bien géré en captivité dans des zoos ou des collections privées. Ces derniers constituent la base de plusieurs projets de réintroduction en cours en Afrique : au Sénégal, au Maroc, en Algérie et en Tunisie.
Source : John Newby SCF, www.saharaconservation.org









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