
Grands cordons linéaires du Tin Toumma remodelés par des séries de barkhanes traduisant l’activité permanente des vents
© Thomas Rabeil
Objectif : Conserver la biodiversité saharienne unique de cet espace transfrontalier, en associant les communautés locales à sa surveillance.
La priorité à court terme est de limiter le braconnage sous toutes ses formes, afin de protéger les derniers addax et les autres espèces emblématiques et patrimoniales de cet écosystème. Des équipes d’agents communautaires, issus des communautés de pasteurs, seront créées et dotées de matériel, pour servir de réseau d’information et exercer une présence dissuasive. En complément, les moyens de l’administration en charge de la protection de la faune seront renforcés. Le projet soutiendra l’Etat du Niger pour la mise en place et la gestion de l’aire protégée « Termit / Tin Toumma ».
Objectif : Impliquer les communautés locales, et autres parties prenantes, dans la gestion durable des ressources naturelles et pour l’amélioration de la qualité de vie des pasteurs.
Cet objectif est complexe de par les réalités géographiques de la zone (habitations dispersées, difficultés d’accès), le poids de l’histoire (sècheresses, guerres et crises politiques) et les racines du peuplement humain, la structure sociale et les pratiques nomades des populations pastorales de la zone, ainsi qu’une relative inexpérience des projets de développement en milieu pastoral. Il s’agit, dans un premier temps, d’initier un dialogue aboutissant à un cadre de concertation avec les populations locales, pour identifier leurs attentes, leurs besoins, et les sensibiliser à la gestion durable de cet espace naturel. Puis il faudra développer des règles pratiques de gestion des ressources naturelles et d’utilisation de l’espace, compatible avec la conservation de la biodiversité, et élaborer un système transparent de bénéfices réciproques. Les règles de gestion doivent aussi être définies avec les autres utilisateurs (commerçants, compagnies pétrolières et sociétés sous-traitantes, opérateurs touristiques, etc.) de cet espace écologique et économique. Enfin, il s’agit de favoriser des microprojets de développement répondant aux attentes et aux besoins des populations locales (puits, équipements médicaux et vétérinaires, écoles, etc.), en intégrant la dimension de conservation et de gestion durable des ressources naturelles.
Objectif : Mettre en place un système d’amélioration des connaissances biologiques et socio-économiques.
Cet objectif devrait permettre de collecter et d’analyser les données biologiques et socio-économiques manquantes pour pouvoir gérer de façon rationnelle cet espace. Afin de tenir compte des préoccupations de l’ensemble des acteurs et de la nécessité de conserver les écosystèmes de la zone, une approche systémique sera développée. Les données récoltées dans les différentes disciplines permettront grâce à cette approche d’envisager des solutions aux problématiques de gestion et notamment en considérant la forte variabilité spatio-temporelle propre à ces espaces transfrontaliers sahariens
Objectif : Renforcer la prise de conscience nationale, régionale et internationale, sur la valeur du patrimoine naturel saharien du Niger.
L’addax et plusieurs autres espèces sahélo-sahariennes sont au bord de l’extinction. Il est essentiel de sensibiliser différents publics cibles au niveau national, régional et international. Une stratégie de communication et de sensibilisation sera élaborée et mise en place en partenariat avec les acteurs locaux.
Objectif : Mettre en place une structure de gestion du projet opérationnelle.
La mise en place d’une structure de gestion efficace et opérationnelle est essentielle pour le succès du projet. Elle devra répondre aux critères de bonne gouvernance et permettre une représentation de toutes les parties prenantes. Cette structure sera conçue de telle manière qu’elle pourra évoluer au fur et à mesure de l’avancée du projet vers un organe de gestion dédié au fonctionnement de la future aire protégée. L’objectif principal du projet étant la création de la réserve naturelle nationale de Termit et de Tin Toumma, la structure de gestion du projet doit pouvoir anticiper sur cet aspect afin d’être opérationnel le cas échéant. Une fois la réserve créée, le coordonnateur pourra endosser le rôle de conservateur et s’entourer d’une équipe pour gérer l’aire protégée. Les membres du projet viendront en appui, notamment sur les aspects techniques et financiers, au conservateur et aux agents des directions régionales de l’Environnement en charge de la gestion de la réserve.




















