Objectifs

Ce groupe d’Addax, aperçu ici dans le Tin Toumma, appartient à l’une des dernières population viable en liberté. Espèce phare du programme, sa préservation représente l’un des objectifs majeurs du programme.

© Thomas Rabeil


Le projet ASS CMS FFEM se concentre sur 7 des 14 pays de l’aire de répartition des espèces concernées par l’action concertée : Mali, Maroc, Mauritanie, Niger, Sénégal, Tchad et Tunisie. Les activités menées dans le cadre de ce projet portent plus particulièrement sur la Tunisie et le Niger, avec un appui complémentaire particulier au Tchad, qui est, avec le Niger, un des pays clés où les populations relictuelles d’ongulés sahélo-sahariens sont encore les plus importantes.

Le projet mène, en outre des activités d’inventaires et de renforcement des compétences nationales en matière de techniques d’inventaire, de suivi des populations naturelles ou réintroduites, de capture, transport, d’élevage et de réintroduction des ongulés sahariens, de développement de plans de gestion des aires protégées


Objectifs

L’objectif majeur du projet Antilopes Sahélo-Sahariennes est de contribuer à la réduction de la pauvreté dans les zones arides à travers la restauration et la conservation de la faune sahélo saharienne et de leurs habitats. Pour atteindre ce but, plusieurs étapes doivent être atteintes.

Objectifs spécifiques

- Mettre en place une aire protégée (Termit / Tin Toumma) ;
- Renforcer les capacités et l’implication des populations locales dans la protection et la surveillance de la faune ;
- Valoriser la faune et ses habitats par le biais de l’écotourisme ;
- Assurer le suivi scientifique des populations d’ongulés sahélo-sahariens pour constituer une base de données qui permettra l’élaboration d’un plan de gestion à moyen et long terme.



Missions

La conservation des espèces menacées est primordiale à la mission du projet Antilopes Sahélo-Sahariennes. A cette fin, ASS Niger contribue à :
- l’élaboration de plan de conservation et de développement intégré ;
- l’appui des parcs zoologiques et structures oeuvrant pour la protection et la réintroduction des espèces ciblées ;
- la mise en place de cadre institutionnel pour un développement durable de la région sahélo-saharienne.

Notons aussi que l’Union Européenne s’associe aux efforts de restauration de la biodiversité sahélo saharienne au travers d’un projet Transfrontalier de la CMS au Niger et au Tchad



Composantes

Un premier projet sous-régional, initié par la CMS, et financé principalement par le FFEM, a posé les bases de ce projet actuel au Niger. Une deuxième phase a démarré en 2007, financée essentiellement par la Commission européenne, avec des cofinancements de la CMS, du FFEM et de l’ONG Sahara Conservation Fund (SCF). Les partenaires nationaux et internationaux du projet considèrent le Niger comme l’un des pays les plus importants pour la conservation de la faune sahélo-saharienne. En effet, la zone du Massif de Termit et de l’erg de Tin Toumma, à l’est du pays, abrite un cortège d’espèces remarquables et menacées (comme la gazelle dama, le mouflon à manchettes, le guépard du désert, etc.) ainsi que la dernière population viable d’addax au monde. Cette zone historiquement difficile d’accès représente à l’heure actuelle une véritable Arche de Noé pour la faune sahélo-saharienne. Cependant les pressions externes, d’ordre anthropique ou naturel, sur cette faune n’ont cessé de s’intensifier et les effectifs de population de ces espèces ont aujourd’hui atteint des seuils critiques. Le Niger, le Tchad mais aussi toute la communauté internationale ont compris l’importance et l’urgence de la situation. Le projet est organisé autour de quatre composantes opérationnelles et une composante pour le fonctionnement et gestion de l’ensemble. Ces composantes visent les domaines suivants :

- Inventaire et identification des habitats favorables de la faune sauvage ;
- Mise en place d’un réseau d’aires protégées avec un volet communication/sensibilisation ;
- Renforcement des populations d’antilopes sahélo-sahariennes ;
- Implication des communautés locales ;
- Formation des techniciens à la restauration des antilopes sahélo-sahariennes et de leurs habitats ;
- Suivi et analyses scientifiques ;
- Initiation du développement de l’écotourisme ;
- Coordination et suivi-évaluation.






M-à-J : dimanche 25 juillet 2010